Home
> Stampa
> Spedisci a un amico
Home La cuisine italienne Grands vins italiens Une étude plus poussée
L'univers Barilla
La cuisine italienne
Le livre des recettes Barilla
Les menus a l'Italienne
Les secrets du Chef
L'Italie gourmande
Grands vins italiens
Rechercher un vin
Une étude plus poussée
Êtes-vous un vrai chef?
Un pays à déguster
Plaisir et bien-être
Ensemble

Savoir lire les étiquettes

L'étiquette est la carte d'identité d'un vin, riche d'une infinité d'informations qu'il nous faut connaître pour pouvoir mieux orienter nos achats.

Pour bien comprendre ce qui est écrit sur ces étiquettes, il faut apprendre quelques sigles parce que de nombreuses informations clé sont justement contenues dans les acronymes dont le consommateur a souvent entendu parler mais dont il ne sait pas la signification exacte.

Quelle est la différence entre une AOC et une AOCG ? Pourquoi le cépage est-il indiqué sur certaines bouteilles et pas sur d'autres ?


LOIS, RÈGLEMENTS ET NORMES

Les normes en vigueur sont très complexes, étant donné que des dispositions élaborées au sein de l'Union Européenne se sont ajoutées au cours des années aux lois des différents pays.

Le but du législateur a toujours été de protéger la qualité des vins présents sur le marché, garantissant ainsi au consommateur la totale salubrité des vins en circulation.

C'est en partant de l'étiquette qu'il est possible de tirer certaines conclusions utiles, avant même d'avoir débouché la bouteille. Pour vous orienter plus facilement, il vous faut savoir que selon les normes de l'UE, les vins peuvent être classés en deux grandes catégories : les "Vins de table" et les "Vins de qualité".

Pour les Vins de table, la loi prévoit une subdivision de plus, les « Vins de table avec indication géographique typique », connus sous le sigle IGT, qui représentent un niveau plus élevé dans la longue échelle de la qualité. Les Vins de qualité ont été à leur tour classés en quatre sous-catégories :

  • VQPRD, acronyme de « Vins de qualité produits dans une région déterminée »;
  • VLQPRD, « Vins liquoreux de qualité produits dans une région déterminée »;
  • VSQPRD, « Vins spumanti de qualité produits dans une région déterminée »;
  • VFQPRD, « Vins mousseux de qualité produits dans une région déterminée ».


Sur cette base, le législateur a également établi des mentions nationales, qui pour l'Italie, à l'intérieur de la classe des VQPRD, sont :

  • DOC, (= AOC, « Appellation d'origine contrôlée ») ;
  • DOCG, (= AOCG, « Appellation d'origine contrôlée et garantie »).


L'AOCG ne peut être attribuée qu'à des vins de valeur toute particulière, qui ont obtenu l'Aoc depuis 5 ans au moins. Pour devenir AOC ou IGT, il suffit de respecter les normes édictées par les experts des Syndicats de défense, sans obligation d'excellence. Ces normes figurent dans des "cahiers des charges de production", où sont codifiées officiellement, phase par phase, les techniques de récolte, de vinification et de vieillissement de l'appellation en question, sous l'égide des contrôleurs du Ministère de l'Agriculture.

L'ÉCHELLE DE LA QUALITÉ

Voici donc une échelle idéale de la qualité :
Vin de table
  • Vin de table avec indication géographique typique (Igt)
  • Vin de qualité produit dans une région déterminée (Vqprd)
  • Vin à appellation d'origine contrôlée (AOC)
  • Vin à appellation d'origine contrôlée et garantie (AOCG)

  • Un autre pas a été fait en permettant aux VQPRD (AOC et AOCG) de porter sur leur étiquette mention de la « sous-zone » ; on entend par ce terme une entité qui a des « caractéristiques spécifiques environnementales ou traditionnellement connues, désignée par un nom spécifique géographique ou historico géographique, à condition qu'elle soit explicitement prévue dans les normes de production et qu'elle soit associée à l'appellation d'origine correspondante ».

    Il est cependant nécessaire d'éclaircir un point important qui contredit en partie ce qui a été dit jusqu'à présent : les divisions dont nous venons de parler reposent sur l'existence d'une ligne de partage nette entre des vins de qualité élevée (AOC et AOCG) et des vins moins réputés (de table).

    Malheureusement à l'intérieur même des AOC, il existait, notamment dans le passé, de grandes différences de qualité, ce qui a poussé certaines entreprises viticoles très importantes à refuser d'entrer dans le circuit des Appellations d'origine, en laissant délibérément leurs vins dans la catégorie « vin de table », afin de ne pas se mélanger avec des produits AOC conformes à la loi mais médiocres en termes onologiques. Ainsi aujourd'hui, paradoxalement, les étiquettes de certains des vins italiens les plus réputés, vendus dans le monde entier, portent officiellement la mention « vin de table ». Il ne faut donc pas mettre tous les vins de table dans le même panier, en les étiquetant comme de « deuxième catégorie ».

INDICATIONS OBLIGATOIRES ET FACULTATIVES

La loi en vigueur prévoit que certaines des indications pouvant être portées sur l'étiquette sont obligatoires, et d'autres, tout à fait facultatives, laissées à l'appréciation de l'entreprise viticole.
Par exemple, sur l'étiquette d'un vin AOCG, nous trouverons :
Indications obligatoires
  • nom du vin
  • type de l'appellation d'origine
  • volume nominal du vin contenu dans la bouteille, exprimé généralement en centilitres (cl)
  • données de la société d'embouteillage
  • lieu de la mise en bouteille
  • degré d'alcool

Indications facultatives
  • couleur du vin
  • marque de l'entreprise
  • indication de l'entreprise dans laquelle le vin a été produit, à condition que cette mention renforce son prestige
  • conseils au consommateur pour apprécier au mieux le vin (température de service, accords...)
  • nom du cépage principal
  • année de récolte

La réglementation est la même, mais avec moins de détails, pour l'AOC, puis l'IGT et enfin les simples Vins de table.
Il faut qu'il y ait au moins une étiquette, mais rien n'interdit au producteur qui aurait envie d'ajouter des suggestions et des indications utiles pour toucher l'esprit du consommateur d'en appliquer une deuxième sur la partie arrière de la bouteille, où l'on trouve aussi souvent de nos jours le code barres du produit.

| | |